Le film The Furious se démarque par un déluge constant d’actions et de combats chorégraphiés à un niveau extrêmement élevé, avec des scènes d’une intensité visuelle et physique impressionnante : du combat à l’arme blanche, aux bastons avec des objets banals comme des marteaux ou des chaînes de vélo, chaque affrontement mêle virtuosité technique et énergie débordante. Réalisé par le cascadeur japonais Kenji Tanigaki, l’œuvre célèbre l’art martial asiatique contemporain, intégrant styles tels que le Muay Thai, le wushu ou le silat, et s’inspire directement du répertoire des chefs-d’œuvre du genre. Cependant, si les séquences d’action séduisent par leur originalité et leur réalisation immersive, elles deviennent parfois excessives, répétitives et irréalistes, poussant les protagonistes à défier les lois de la physique pour soutenir un rythme frénétique. Le scénario, réduit à un prétexte minimaliste (kidnapping d’enfants et quête vengeresse), souffre de dialogues creux et de personnages mal développés, tandis que certains clichés (méchants stéréotypés, police corrompue) limitent l’impact narratif. Malgré ces défauts, le film séduira incontestablement les adeptes de l’action brute et généreuse, offrant une expérience visuelle et sensorielle à son apogée avec des moments de génie comme le duel final dantesque. S’il ne touche pas nécessairement à la perfection du The Raid originel, The Furious reste une œuvre énergique et exigeante, où le langage du corps et l’enthousiasme des combats prennent le pas sur toute profondeur dramatique.