Le Virtuose, réalisé par Daniel Roher, mêle avec fluidité thriller, comédie, romance et étude de mœurs, autour d’un jeune accordeur de pianos (Leo Woodall) doté de l’oreille absolue mais souffrant d’hyperacousie, entraîné dans une aventure criminelle. L’originalité du film réside dans son travail remarquable sur le son, rendant palpable l’expérience sensorielle du protagoniste, ainsi que dans sa capacité à jumeler action et réflexion sur la résilience. Dustin Hoffman, dans un rôle éphémère mais mémorable, incarne un mentor bienveillant, tandis que la prestation de Leo Woodall captive par sa vulnérabilité et son charisme. Bien que le scénario soit parfois prévisible et repose sur des coïncidences discutables, le film séduit par ses dialogues aiguisés, son ambiance jazzy et son montage dynamique. La musique, omniprésente et d’une qualité technique exceptionnelle, ajoute à l’immersion. Si certains jugent l’histoire convenue ou trop hollywoodienne, la plupart saluent la justesse du casting, l’originalité du concept et l’émotion communicative, rendant l’œuvre une agréable découverte, idéale pour les amateurs de polar aux accents sensibles.