Le film "The Mastermind" de Kelly Reichardt est une œuvre qui déconstruit le genre du film de braquage de manière originale, mais qui peut laisser les spectateurs divisés. La réalisatrice fait preuve de minimalisme, de lenteur et d'une certaine grisaille visuelle, ce qui peut déplaire aux amateurs de films d'action spectaculaires. Le personnage principal, interprété par Josh O'Connor, est un anti-héros qui se révèle être un loser sans qualité, sans identité forte et sans idéal, ce qui peut rendre difficile l'identification du spectateur. La mise en scène est soignée, avec de beaux plans et une bande originale jazzy qui contraste avec les images, mais le rythme du film est lent et peut être ennuyeux pour certains. Le film se concentre sur la cavale qui suit le braquage plutôt que sur l'opération elle-même, et explore les thèmes de la désillusion économique et de la virilité en perte de repères. Malgré les intentions de la réalisatrice, le film peut sembler vide, creux et insipide à certains spectateurs, qui pourront trouver le rythme trop lent et les personnages trop peu intéressants. Cependant, d'autres apprécieront la beauté des images, la reconstitution des années 70 et la performance de Josh O'Connor, et trouveront que le film est une réussite en termes de portraits de société et de critique de la virilité traditionnelle.