Le film La Vénus Électrique de Pierre Salvadori suscite des avis partagés, oscillant entre l’enthousiasme et l’appréhension. S’appuyant sur une histoire captivante, mélange de comédie, de mélodrame et de romance, l’œuvre se déroule dans le Paris artistique et forain des années 1920, soigneusement reconstitué avec des décors et costumes élaborés. L’écriture, souvent louée pour ses dialogues fins et ses idées originales, alterne légèreté et gravité, soutenue par un quatuor d’acteurs (Anaïs Demoustier, Pio Marmaï, Gilles Lellouche, Vimala Pons) généralement réussi, bien que certains critiques soulignent une interprétation parfois surjouée ou manquant de subtilité. Les scènes de flash-back enrichissent le récit, tout comme les thèmes évoqués, comme le deuil, la manipulation et les illusions. Cependant, plusieurs spectateurs reprochent au film des longueurs perceptibles, un rythme parfois lourd et une structure trop étirée pour le sujet traité. Le mélange entre humour et émotion, s’il fonctionne chez certains, apparaît artificiel ou insuffisamment crédible pour d’autres. En conséquence, l’œuvre, tout en offrant des moments d’émotion et de charme, divise : pour certains, elle constitue une charmante et réussie évocation du Paris d’antan, tandis que, pour d’autres, elle reste à la limite entre le divertissement léger et une tentative ratée de renouer avec des thèmes plus profonds.