Cette série française, située en Provence et répartie sur trois époques (1942, 1986, 2026), s’inscrit dans la lignée des sagas familiales estivales, mêlant suspense, secrets et conflits entre familles liées par un héritage trouble. Admiration pour les paysages, les paysages provençaux, la musique captivante et le casting, où Barbara Probst, Samir Boitard ou Valérie Karsenti apportent des performances mémorables, tout en notant un jeu inégal pour certains acteurs, notamment les rôles caricaturaux du « putois » ou du « clodo ». L’intrigue, bien menée par un montage pertinent équilibrant les flash-backs, reste captivante malgré des moments où le scénario semble alourdi, des personnages manichéens peu convaincants ou des rebondissements trop prévisibles. La première moitié de la série, jugée confuse, se clarifie progressivement, même si certains reprochent une durée excessive en huit épisodes, préférable à six. La fin, tant applaudie que critiquée pour sa noirceur ou sa longueur, soulève des réserves, tout comme l’écriture parfois alambiquée où coïncidences et fil blancs nuancent l’expérience. Bien que l’atmosphère, les scènes fortes et la dimension mélodramatique rappellent des classiques, le format pré-estival et quelques incohérences (comme l’absence de mention de l’Occupation allemande en 1942) alimentent des interrogations. En somme, une série distrayante et immersive, appréciée pour ses qualités esthétiques et dramatiques, mais parfois critiquée pour ses choix scénaristiques et ses acteurs parfois inégaux.