La série Les Oubliées suscite des avis contrastés, oscillant entre des critiques sévères sur sa réalisation et des éloges pour certains aspects. Si Jacques Gamblin est généralement reconnu pour une prestation convaincante dans son rôle d’enquêteur obsédé et atypique, la plupart des commentaires pointent des défauts structurels et techniques importants. La mise en scène, largement critiquée pour des cadrages malhabiles, des mouvements de caméra excessifs et parfois étourdissants, ainsi qu’un montage saccadé, dérange souvent le spectateur et parasite l’intrigue. Le rythme, jugé trop lent, agrave cette impression d’une histoire étirée à l’excès sur six épisodes alors qu’elle aurait pu être condensée. Les dialogues, parfois franco-français ou clichés, et les sous-intrigues mal abouties renforcent une certaine indifférence face aux personnages, même si certains épisodes parviennent à instaurer un suspense ou une ambiance captivante. L’atmosphère sombre, la musique évocatrice et le générique sont néanmoins souvent soulignés comme des atouts. Bien qu’évoquée comme une tentative novatrice pour la série française, Les Oubliées divise : si certains y voient des qualités narratives et une esthétique originale, d’autres déplorent un style forcé, manquant de cohérence avec le ton du récit, et jugent la série à la fois ambitieuse et insensiblement frustrante, oscillant entre promesses renouvelées et exécution insatisfaisante.