La série « Les Oubliées » se distingue par ses qualités techniques et artistiques, notamment l’acting convaincant de Jacques Gamblin, un travail esthétique soigné (couleurs, lumières, générique) ainsi qu’une atmosphère sombre et immersive rappelant les thrillers atmosphériques. Certaines critiques soulignent sa réussite esthétique et scénaristique par rapport aux séries policières françaises classiques, saluant une originalité rare. Toutefois, nombreux sont ceux qui pointent des défauts significatifs : un rythme lent, parfois lourd, des mouvements de caméra exaspérants, des cadrages peu lisibles, un montage peu fluide et une utilisation discutable du style « documentaire ». L’intrigue, bien que captivante dans ses premières heures, se dilue parfois dans des digressions et des sous-intrigues secondaires, tandis que certains jugent le final décevant ou peu percutant. Le personnage de Gamblin, oscillant entre profondeur psychologique et caricature, divise également l’audience. Alors que certaines voix considèrent cette œuvre comme une avancée pour la série française, d’autres déplorent une tentative parfois maladroite, techniquement inachevée ou trop influencée par des tendances hollywoodiennes. En définitive, « Les Oubliées » apparaît comme une proposition ambivalente, oscillant entre potentiel affirmé et exécution approximative, reflétant à la fois les espoirs d’une production locale en quête de renouveau et ses lacunes récurrentes.