Caprica, préquelle de Battlestar Galactica, explore les origines des Cylons et les tensions religieuses, politiques et technologiques 58 ans avant la guerre interstellaire. La série se distingue par sa construction d’un univers riche, mêlant réflexion sur l’intelligence artificielle, l’immortalité virtuelle et les conflits spirituels, avec une mise en œuvre scénaristique ambitieuse. Si elle séduit par sa profondeur intellectuelle, sa réalisation soignée et ses personnages aux motivations complexes, elle souffre d’un rythme initialement lent, de développements parfois mal équilibrés et d’une focalisation moins action-orientée que son aînée Battlestar Galactica. Les personnages principaux, notamment Daniel Graystone et sa famille, captivent progressivement, mais certains rôles secondaires, comme Tamara Adama, restent mal exploités. Bien que quelques épisodes déçoivent par leur densité réduite ou des dialogues répétitifs, la série gagne en tension, surtout lors de sa fin, qui évoque un potentiel inachevé. Critiqué pour sa lourdeur narrative et sa moindre accessibilité populaire, Caprica n’en reste pas moins une œuvre audacieuse, appréciée pour son intelligence et sa vision originale sur la condition humaine. Sa mise à mort prématurée par Syfy, malgré un dernier épisode prometteur, est unanimement perçue comme une perte pour la science-fiction, laissant à ses spectateurs une impression d’inachevé à cause de l’absence de prolongation.