La série Invincible suscite des réactions contrastées, mêlant promesses et déceptions. Dès le premier épisode, elle s'engage dans une narration mûre, alliant violence, gore et réflexions sur les conséquences des actes des super-héros, ce qui éloigne le public familial. Bien que quelques critiques louent son originalité, l'évolution scénaristique devient problématique, notamment dès la saison 2, où des incohérences, des arcs narratifs bâclés (comme celui des Enfers) et une manipulation arbitraire des pouvoirs des personnages frustrent les spectateurs. La série est également critiquée pour une approche parfois maladroite de thèmes sociétaux (diversité, progressisme), accusés de forcer le respect des quotas à coups de couples multi-ethniques et de messages idéologiques parfois jugés envahissants. L'animation, appréciée pour sa maturité et ses scènes d'action impressionnantes, subit parfois une rigidité rappelant les anciens dessins animés. Les protagonistes, notamment Mark Grayson, sont décrits comme peu progressifs dans leurs capacités, renforçant le sentiment d'un scénario qui remplit le temps au détriment de la substance. Cependant, certains saluez les amitiés profondes, l'expansion cosmique des Viltrumites et l'audace de l'adaptation des comics, tout en appelant à des saisons plus risquées. Malgré ses défauts, Invincible reste un projet divisif, apprécié pour ses audaces thématiques et son refus d'idéaliser le héros adolescent, tout en offrant une intrigue captivante, même si elle sacrifie parfois la cohérence au profit de controverses médiatiques.