The Boroughs s’affirme comme une série hybride mêlant science-fiction, drame et humour, baignant dans une atmosphère inspirée du cinéma fantastique des années 1980, rappelant les œuvres de Steven Spielberg ou le film Cocoon. Son univers novateur, un écrin résidentiel de retraités luxueux au cœur d’un désert, mêle accessoires rétro-futuristes et ambiance onirique, évoquant parfois le vibe de Fallout. Portée par un casting de vétérans (Alfred Molina, Geena Davis) qui donne vie à des personnages touchants et réjouissants, l’histoire suive Sam, un retraité contraint de s’adapter à cette communauté étrange où des phénomènes paranormaux émergent peu à peu. Les premiers épisodes captivent par leurs mystères intrigants et une montée en tension bien conçue, renforcée par une direction artistique soignée et une bande-son évoquant l’âge d’or du cinéma. Cependant, la série bute sur des facilités scénaristiques notables en fin de saison, où les rebondissements parfois peu crédibles ou la résolution trop conventionnelle laissent un arrière-goût d’inachevé. Comparée à des productions des Duffer Brothers comme Stranger Things, elle s’ancre dans un ton plus léger et nostalgique, mais cela attire aussi des critiques sur un manque de profondeur et une cible adolescente parfois naïve. Malgré ces défauts, The Boroughs brille par son émouvante exploration des enjeux de la vieillesse, ses dialogues malins et une esthétique immersive qui réchauffe. Les spectateurs divisés s’accordent néanmoins sur un casting magistral et une ambiance captivante, même si la série, oscillant entre originalité et références, ne révolutionne pas le genre.