Steven Spielberg revient à la science-fiction avec un film divisant, où des critiques contrastées soulignent à la fois des intentions respectueuses de sa filmographie et des défauts marquants. D'un côté, des spectateurs saluent la réalisation charismatique, les clins d'œil à ses œuvres emblématiques (Rencontres du troisième type, X-Files), l'ingénierie technologique et l'interprétation forte d'Emily Blunt, incarnant un pilier du récit. La mélodie de John Williams, malgré des remarques sur son absence perçue, rappelle le génie narratif du réalisateur. Cependant, de nombreux avis mettent en évidence un scénario jugé creux, incohérent et répétitif, portant sur des clichés (courses-poursuites interminables, aliens mal réalistes) et des dialogues naïfs, avec une construction trop prévisible. Les effets visuels, notamment pour les créatures extraterrestres, sont régulièrement critiqués pour leur laideur et leur manque de crédibilité, tandis que certaines scènes (chamboulement de la caméra, choix de rythme) suscitent une déception, surtout chez le public nostalgique d'une époque d'innovation plus sobre. Bien que quelques séquences évoquent le charme de la SF classique, le film est perçu comme une tentative maladroite de moderniser un format vieillissant, oscillant entre mélancolie rétro et inadéquation avec les goûts contemporains. L'équilibre entre admiration pour le chef-d'œuvre de Spielberg et retrait d'une critique sévère sur l'originalité mise en péril le classe parmi un projet ambitieux mais frustrant, où l'atmosphère mystique se heurte à un récit peu convaincant, laissant les uns en redemandant une reprise plus audacieuse et les autres déçus par l'écart entre attentes et exécution.