Sainte-Marie-aux-Mines est un film qui se démarque des polars traditionnels en proposant une expérience singulière, ancrée dans l'observation patiente d'un territoire et de ses habitants. L'histoire suit deux inspecteurs mutés en Alsace, qui mènent une enquête sans prétention, traversant des lieux et des rencontres qui laissent émerger une matière humaine riche et complexe. Le film s'inscrit dans une approche réaliste, débarrassée des fantasmes télévisuels, et assume pleinement une forme d'anti-récit, où l'enquête devient un fil conducteur pour explorer les paysages, les espaces et les personnages. La mise en scène accorde une place essentielle aux décors et aux paysages, et la photographie ainsi que le travail sonore sont soignés, créant une atmosphère générale qui laisse place à une tendresse discrète et à une mélancolie diffuse. Les critiques saluent la justesse avec laquelle les habitants sont filmés, sans ironie ni folklorisation, et la capacité du film à faire exister le réel sans le contraindre. Cependant, certaines critiques sont plus négatives, estimant que le film est indigent, mal tourné et mal joué, avec des dialogues pauvres et une bande son qui arrache les oreilles. Mais dans l'ensemble, le film est considéré comme un divertissement léger, drôle et sans prétention, qui prend son temps sans être trop lent, et qui offre une vision attachante de la région alsacienne.