« L’Objet du Délit », réalisation signée Agnès Jaoui, explore de manière critique les tensions liées au mouvement #MeToo à travers une comédie dramatique centrée sur la préparation des Noces de Figaro dans un cadre champêtre. L’œuvre pose un regard nuancé, esquivant les manichéismes tout en interrogeant les conflits de générations et les représentations du pouvoir entre les sexes, nourries par l’héritage de l’opéra de Mozart mêlé à des réflexions contemporaines. Bien que certains critiques s’accordent sur le ton juste et le rôle des dialogues ciselés, ainsi que sur l’interprétation remarquable de Daniel Auteuil, d’autres dénoncent une mise en scène parfois brouillonne, un rythme lent ou des personnages manquant de profondeur—notamment une metteuse en scène inassurable (Claire Chust) ou des situations jugées exagérément caricaturales. La musique, servant de fil conducteur, sauve incontestablement le film pour plusieurs spectateurs, tandis que d’autres relèvent une approche oscillant entre drôlerie et maladresse. Agnès Jaoui, fidèle à son style choral et engagé, invite au débat sans trancher, provoquant des réactions partagées sur l’intelligence du discours et sa traduction scénique. Entre réflexion sur l’art, la mémoire collective et les dérives judiciaires, le film suscite autant d’enthousiasme que de critiques, oscillant entre une œuvre perçue comme pertinente et courageuse et celle jugée superficière ou déroutante. »