La Chaleur, adaptation du roman de Victor Jestin par Stéphane Demoustier, présente un adolescent, Marouane, confronté à la culpabilité après un drame involontaire lors de vacances familiales en camping des Landes. Oscillant entre thriller psychologique et étude d’une adolescence en crise, le film explore les limites de la vérité et les tourments intérieurs à travers un récit marqué par le silence et l’errance. Malgré ses intentions réfléchies et une atmosphère immersif – entre chaleur étouffante, tensions implicites et paysages côtiers –, l’œuvre souffre de faiblesses narratives : un personnage principal trop renfermé et mal interprété, des dialogues parfois artificiels, ainsi qu’une mise en scène parfois inadapte, alternant plans répétitifs et cadrages malgré eux. Si certains apprécient la lenteur contemplative et la profondeur de la problématique, d’autres pointent un scénario plat, une direction d’acteurs inégale et un rythme lassant. Cependant, la performance d’Hadrien Hussein et l’ambiance générale suscitent chez certains une émotion suffisamment troublante pour souligner des questionnements légitimes autour de la fragilité humaine, tout en laissant une impression mitigée quant à l’équilibre entre ambition et efficacité.