Le film « Amar », réalisé par Esteban Crespo, souffre d'une réception mitigée, oscillant entre des critiques acerbes et quelques appréciations discrètes. Bien que son synopsis promette une exploration de l’intensité d’un premier amour, la réalisation peine à dépasser les clichés du genre, surprenant avec des intrigues prévisibles mêlant conflits parentaux, soirées adolescentes et tourments amoureux. Les critiques soulignent un rythme lent, des dialogues juvéniles maladroits et une narration souvent déconnectée, entravée par des longueurs qui testent l'attention du spectateur. La mise en scène, jugée catastrophique, recourt à des images dépressives et à des scènes sexuelles nombreuses, parfois voyeuristes, qui pourraient convenir à un huis clos pornographique plus qu'à une histoire d'amour. Si certains trouvent des passages sincères dans la représentation des relations adolescentes ou dans l'authenticité des dialogues, d'autres pointent une direction indigente et une atmosphère pesante. Les interprétations sont contestées, avec des acteurs décriés comme « ridicules » ou « sans charisme », à l'exception de Maria Pedraza, révélée comme prometteuse. La fin, qualifiée de vide ou absurde, agrave la déception générale, bien que quelques rares voix soulignent une tentative, maladroite, de capter la complexité des passions juvéniles. En définitive, le film reste divisif : entre une structure banale, des choix narratifs contestables, et des éléments d'authenticité parcellaires, il ne convainc ni par son originalité ni par sa profondeur, laissant la plupart dans l'indifférence ou la frustration.