Supergirl, deuxième volet du DCU conçu par James Gunn et Peter Safran, suscite des avis variés. Bien qu’adaptant le graphic novel Woman of Tomorrow avec des décors spatiaux imaginatifs, le film est critiqué pour son scénario jugé plat et trop prévisible, manquant de l’essence profonde du récit source. Le réalisateur Craig Gillespie, malgré une mise en scène rythmée marquant l’influence de Gunn par des séquences en plan-séquence et une bande-originale pop énergique, est reproché de s’appuyer sur des archétypes peu originaux et de négliger les dimensions tragiques et philosophiques du personnage. L’antagoniste Krem, décrit comme banal, et les antagonistes secondaires, jugés stéréotypés, renforcent cette impression de bâclage. En revanche, Milly Alcock est unanimement saluée pour sa prestation sensible, qui donne vie à une Supergirl vulnérable et proche des spectateurs, notamment dans ses liens affectifs avec Krypto. Jason Momoa, en Lobo chaleureux, apporte une touche divertissante, même si son rôle est perçu comme inutile par certains. Les qualités visuelles, avec des décors cosmiques et des effets spéciaux colorés, contrastent avec un manque de cohérence narrative, des dialogues caduques et un rythme parfois lourdingue. Bien que quelques scènes d’action et l’humour de Kara soient appréciés, le film est souvent décrit comme un divertissement passable, ancré dans les standards hollywoodiens sans émerger comme une œuvre majeure de la franchise. À la fois exigeant et en marge des attentes, Supergirl soulève des interrogations sur la direction prise par le DCU, oscillant entre espoirs renouvelés et répétitions inquiétantes.