"Abuela", réalisé par Paco Plaza, revisite le cinéma d’horreur espagnol en explorant la peur de la vieillesse et ses implications sociales, entourant le huis-clos d’une jeune mannequin (Almudena Amor) obligeée de s’occuper de sa grand-mère en fin de vie (Vera Valdez). Bien que Plaza puisse compter sur une atmosphère oppressante, des séquences marquantes (notamment des mises en miroir efficaces) et une prestation terrifiante de Vera Valdez, le film déçoit souvent par sa longueur interminable, une montée en puissance lourde et trop prévisible, et une intrigue qui tarde à se départir de ses clichés. La plupart des critiques soulignent des idées pertinentes sur la déchéance physique, le culte de la jeunesse et les rapports familiaux, mais le scénario, malgré quelques fulgurances, reste trop plat et répétitif, sombrant dans l'ennui. Alors qu’某些eurs admiratifs s’accordent sur des qualités techniques et une ambiance maîtrisée, d’autres dénoncent un film malgré ses intentions un peu terne, incapable de transcender un genre déjà bien exploité. Les performances des actrices, surtout Vera Valdez, sauvent toutefois une œuvre qui, bien que riche de thématiques profondes, n’atteint jamais pleinement son potentiel, confirmant la difficulté du réalisateur à maintenir une tension originale sur l’ensemble de son récit.