Le film "Six jours, ce printemps-là" de Joachim Lafosse, inspiré d'un souvenir d'enfance, présente une histoire d'une mère célibataire et de ses deux enfants qui occupent sans autorisation une villa sur les hauteurs de Saint-Tropez. Le réalisateur crée une tension permanente sans recourir à des éléments dramatiques conventionnels, mais le film peine à émouvoir ou à questionner le spectateur, malgré une belle photographie et une mise en scène maîtrisée. La distribution, notamment Eye Haïdara, est convaincante, mais le scénario manque d'enjeu et le film semble tourner en rond sans parvenir à transformer sa matière en véritable récit. Le thème du déclassement social est abordé, mais sans jamais être pleinement exploité, ce qui laisse le spectateur avec un sentiment d'ennui et de distance par rapport aux personnages et à leur histoire. Le film, bien que beau, reste donc une œuvre qui ne parvient pas à convaincre, ni à émouvoir, en dépit de ses bonnes intentions et de sa belle réalisation.