« L’enfant bélier », inspiré d’un drame réel survenu en Belgique en 2018, suit une nuit tendue au cours de laquelle le destin d’un couple de migrants kurdes avec leur bébé s’entrelace à celui d’une patrouille de police dans une traque dramatique. Si le sujet fort et d’actualité pourrait inspirer réflexion et émotion, la réalisatrice Marta Bergman parvient mal à transmettre cette tension, laissant le spectateur dans une tension artificielle ou une inertie narrative. Une partie des critiques souligne un manque d’émotion, une direction confuse, une mise en scène disgracieuse et des personnages mal écrits, bien que certains moments, comme les interactions avec la police, offrent des éléments d’intérêt. D’autres valorisent cependant l’abord sensible, la mise en scène documentaire et le jeu des acteurs, soulignant l’humanité du propos et l’immersion dans un système critique. Le film suscite par ailleurs des débats éthiques sur la neutralité journalistique face à l’événement inspirateur, certains jugeant l’œuvre partiale ou inachevée, manquant de clarté dans son intention morale. Entre ces divergences, reste une œuvre inachevée, parfois pénible à traverser, qui pose des questions pertinentes mais ne parvient pas toujours à convaincre sur le plan artistique ou émotionnel.