Le troisième volet d’Enola Holmes suscite des avis mitigés, principalement centrés sur une déception générale par rapport aux deux premiers opus. Si les paysages de Malte, les décors soignés et les costumes restent appréciés, l’histoire est jugée plate, l’intrigue bâclée et manquant de suspense, avec une résolution trop prévisible. Le développement des personnages se heurte à des critiques : la romance entre Enola et Tewkesbury apparaît niaise et mal ajustée au tempérament indépendant de l’héroïne, tandis que les antagonistes, notamment Moriarty, sont caricaturaux et dénués de l’intelligence perçue dans les films précédents. Les dialogues, souvent répétitifs, et les scènes d’action mal maîtrisées—coupées de manière elliptique—renforcent une impression d’ennui. Bien que le casting (Millie Bobby Brown, Henry Cavill, Helena Bonham Carter) soit reconnu pour sa présence, les acteurs semblent mal exploitéés, et Sherlock Holmes est réduit à une figure marginale. Certains interludes comme le Quatrième Mur rappellent le style original de la série, mais ne suffisent pas à compenser l’inertie scénaristique et les absences de surprise, tant dans la construction narratives que dans les tournures des personnages. En dépit de quelques qualités techniques et d’un cadre visuellement attractif, le film est largement perçu comme une déclinaison décevante, marquant un ralentissement de la franchise sans parvenir à séduire les amateurs de l’œuvre originale de Sherlock Holmes.