« Une année italienne » de Laura Samani, adapté d’un roman de 1929 et ancré en 2007, suit les retrouvailles chaotiques d’une adolescente suédoise, Fred, intégrée à Trieste dans un lycée technique presque exclusivement masculin. L’œuvre, inspirée par la propre adolescence de la réalisatrice, explore les mécanismes ambigus du désir, de la jalousie et des amitiés fragiles, à travers le quatuor indécollable formé par Fred et trois élèves italiens. Malgré une direction attentive, évitant les clichés d’un genre surchargé, le film suscite des avis partagés : certains saluent la fraîcheur des comédiens amateurs, le travail sensible sur la transition adolescente et la mise en scène soignée (notamment les longues séquences d’ouverture et de fin), tandis que d’autres soulignent une histoire trop prédéfinie, des caractères peu profonds et un traitement banal des thèmes. Si le cadre triestin et l’atmosphère méditerranéenne éveillent une nostalgie réconfortante, le scénario, bien que chronique d’une fin d’insouciance, manque d’un ancrage plus original ou politique. Restant fidèle à l’œuvre originale, le film reste une fresque douce-amer sur l’âge adolescent, appréciée pour sa douceur mais critiquée pour sa timidité narrative.