Cette série coréenne, centrée sur le BPAE, une organisation fictive chargée d’éradiquer le harcèlement et les violences scolaires grâce à l’intervention musclée d’une équipe de trois figures (un ancien militaire, un professeur rigoureux et un expert de la médiation), a suscité des avis contrastés. À l’image de productions comme GTO ou The Good, the Bad and the Ugly, elle mélange action, humour, drame et réflexion, en mettant en lumière des réalités sociales urgentes – harcèlement, abus, systèmes éducatifs en panne – à travers des arcs narratifs intenses et émotionnellement chargés. Les critiques soulignent à l’unanimité l’énergie des acteurs, le rythme captivant et les scènes de combat dynamiques, tout en soulignant un défaut récurrent : la série prétend résoudre les violences par des actions individuelles, souvent brutales, alors que ces faits s’inscrivent dans des dynamiques sociales complexes. Certains reprochent également un traitement manichéen, où les méchants sont systématiquement corrigés sans nuance, ou des séquences édifiantes (comme la flagellation d’un élève) qui ont suscité des incompréhensions ou des rejets éthiques. Si elle est appréciée pour sa catharsis, son humour décapant et son message de solidarité envers les victimes, d’autres pointent une fuite de réflexion sur les causes profondes des conflits scolaires, préférant la fiction à un plaidoyer concret. Reste une œuvre disputée, mais marquante, pour sa volonté de secouer le statu quo éducatif, malgré ses exagérations et son approche parfois provocante.