La série The Testaments, suite de La Servante Écarlate, s’inscrit dans la lignée de la dystopie gileadienne tout en explorant un angle nouveau en se centrant sur les jeunes filles, élevées dans cet état totalitaire et formatées à devenir épouses ou épouses-commandant. Si elle partage avec son prédécesseur une esthétique rigoureuse, des jeux de caméra caractéristiques et une tension angoissante, elle marque une différenciation en privilégiant les arcs narratifs de personnages n’ayant connu que Gilead, comme la fille de June Osborne, Hannah, ou la nouvelle arrivante Daisy, qui se dévoile en espionne infiltrée. Les critiques soulignent une réalisation soignée, une direction artistique éclatante et des performances d’actrices solides, même si la mise en place prend parfois du temps et que les premiers épisodes offrent moins de violence ou d’actions que l’attendait. Les points de vue multiples, alliant réflexions sur l’endoctrinement religieux, les luttes internes des protagonistes et les parallèles avec le monde contemporain, renforcent l’intensité philosophique de l’œuvre. Bien qu’elle soit parfois jugée moins percutante que la série originale, notamment en raison de scènes de teen drama ou d’un rythme initially moins dense, elle montre un potentiel affirmé, avec des rebondissements notables et une fin ouverte éveillant des interrogations profondes. L’unanimité des avis met toutefois en relief sa fidélité à l’univers créatif de Margaret Atwood, un respect des thèmes politiques et une capacité à susciter le débat sans se répéter.