Cette série, centrée sur l’affaire de Jeffrey Dahmer, est principalement remarquable pour la prestation d’Evan Peters, dont l’incarnation du tueur est jugée magistrale, parfois comparée à des rôles emblématiques de Joaquin Phoenix en termes d’émotion et de profondeur. L’ambiance sombre et inquiétante, marquée par une tension constante et une esthétique visuelle soignée, contribue à l’atmosphère glaçante de l’œuvre. Si certains soulignent que l’histoire repose sur des faits réels tout en évitant une mise en scène outrancière, d’autres critiquent une narration trop lente, surtout dans les derniers épisodes, où le rythme s’étire parfois et le focus se déplace vers les familles des victimes ou des voisins, parfois exagéré par rapport aux sources. Le traitement psychologique de Dahmer est jugé superficiel par certains, notamment par rapport à des séries sur les tueurs en série comme Mindhunter, tandis que d’autres notent la réussite du montage alternant meurtres, enfance du criminel et contexte social. Bien que plusieurs louent la réalisation d’Evan Peters et la construction du récit, d’autres dénoncent une pitié inappropriée pour le personnage ou une chronologie brouillonne. En dépit de ces réserves, la série est généralement saluée pour sa justesse historique, sa capacité à déranger sans glorifier le monstre, et son travail sur les thèmes des injustices systémiques et du racisme, même si la vision de certains spectateurs reste partagée sur sa fidélité au réel et sa réception émotionnelle.