Cette adaptation du Syndrome E de Franck Thilliez suscite des avis partagés, marqués par des déceptions et des critiques pointées sur ses écarts par rapport au roman, son interprétation libre altérant les personnages et l'intrigue. Les lecteurs soulignent des modifications notables : les rôles, le passé des enquêteurs, les relations entre Sharko et Lucie Hennebelle, ainsi que des omissions (comme la filiation des jumelles de cette dernière), détruisant l'équilibre initial des livres. Ce choix des scénaristes, jugé hasardeux, s'accompagne de dialogues jugés creux, d'une direction d'acteurs critiquée (notamment Jennifer Decker, jugée peu convaincante), et d'une réalisation perçue comme sobre, manquant de richesse scénographique. La mise en scène, bien que sombre et parfois captivante, reste entachée de lourdeurs scénico-réalisatrices, de temps d'improvisation mal maîtrisés et d'une narration simplifiée. Vincent Elbaz, apprécié pour son interprétation de Sharko, ne compense pas toujours les faiblesses globales, et la série se heurte à des comparaisons défavorables avec d'autres adaptations de polar français. Cependant, certains spectateurs, ne lisant pas les œuvres originelles, la jugent divertissante et applaudissent sa témérité narrative ou la noirceur de l'atmosphère. Ainsi, cette série reste polémique, entre fidélité espérée et créativité divergente, soulevant des interrogations sur l'autorisation accordée par Thilliez, tout en reflétant les débats habituels autour des adaptations hollywoodiennes versus une fidélité exigeante.