Cette série, qui s'inscrit dans la continuité des films cultes de Cédric Klapisch, suscite des réactions partagées. Les amateurs de l’univers de L’Auberge Espagnole y trouvent une continuation bienvenue, alliant nostalgie et modernité, avec des personnages familiers comme Romain Duris ou Cécile De France, ainsi que des nouveaux venus comme Mia et Aliocha Schneider, dont l’interprétation solide rapproche le spectateur des thèmes contemporains abordés (migrations, lutte sociale, identité). Les dialogues vifs, les scènes émouvantes (notamment les fêtes de Noël) et la mise en scène engagée rappellent la patte du réalisateur, tandis que certains jugent la série prédicative, parfois caricaturale dans ses positions politiques ou sociales, ou encore redondante avec la trilogie originale, accusée de reprendre trop souvent les mêmes traits caractériels et intrigues. Si certains épisodes déclinent des clichés ou manquent de profondeur, d’autres captivent par leur énergie et leur justesse, offrant une fresque vivifiante de la jeunesse transnationale. Divisée entre éloges pour sa vitalité et critiques sur son manque d’originalité, cette œuvre reste un miroir contrasté du talent de Klapisch, entre réinvention assumée et rechute dans les codes déjà explorés.