La série Spider-Noir se distingue par une esthétique soignée, notamment en version noir et blanc, qui plonge dans l’ambiance des films noirs des années 1930-1940, avec des décors, costumes et éclairages réfléchis, offrant une immersion visuelle réussie. L’interprétation de Nicolas Cage comme détective privé vieillissant et désenchanté est largement mise à l’honneur pour sa prestance, son charisme et ses performances expressives, bien que quelques voix critiquent l’absence de profondeur de ses personnages ou une direction moins percutante. Le mélange du genre d’enquête policière et de l’univers Spider-Man est original, même si certaines critiques réhaussent l’originalité de l’approche par rapport à d’autres productions Marvel, tandis que d’autres jugent le scénario trop classique, plat ou trop lent, manquant d’urgence narrative. Le rythme, les dialogues et le développement des antagonistes suscitent des avis divergents : certains soulignent des échanges convenus ou des combats peu convaincants, tandis que d’autres saluent la réussite de personnages secondaires comme Silvermane. Les versions couleur et noir et blanc divisent également : la première est appréciée pour ses couleurs saturées mais jugée moins immersive, alors que la seconde renforce l’atmosphère rétro. En dépit de ces débats, la série bénéficie d’une réalisation artistique précise, d’un casting solide et d’un charme nostalgique, même si elle pâtit, selon les opinions, d’une structure parfois lâche. Au final, Spider-Noir séduit par sa beauté visuelle et l’investissement de Nicolas Cage, tout en soulevant des réserves sur son ambition scénaristique et sa capacité à transcender les codes du super-héros.